Dans notre petit royaume,
le surréalisme
n’est pas un vain mot.
Tout est possible.
Ou presque.
Les rêves peuvent devenir
réalité.
Ce matin j’ai présenté
une introduction au judaïsme.
Dans une école primaire.
Pendant le cours de religion.
Catholique.
À de jeunes élèves.
Musulmans.
Magritte n’aurait pas renié
le tableau.
Tout y est passé.
Nos fêtes,
nos rites,
la Torah,
le shabbat,
notre histoire,
les tefilin,
le talith,
la kippa,
nos prophètes communs.
On s’étonne :
Shalom ressemble vachement
à salaam.
Tiens, tiens…
Elohim ?
Mais c’est Allah !
Côté alimentaire,
pas de cochon.
Ni pour les uns,
ni pour les autres.
Les moules-frites,
c’est permis
pour les musulmans.
Hors limites
pour les Juifs.
En quittant les lieux,
je suis accompagné
par les élèves
qui lancent en chœur
un joyeux :
« Shalom ! »
Quand le surréalisme
perd son « sûr »
pour devenir,
le temps d’un cours,
du réalisme.
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