Il est probable que le
premier du genre
ait été émis
il y a quelques millénaires,
quand notre patriarche
a été sommé de quitter
papa et maman
pour se rendre,
en mode footing,
vers la Terre promise.
Je peux également imaginer
le krekhts collectif
du peuple assemblé
au mont Sinaï,
lorsque Moïse
les a informés
qu’il n’était plus question
de commander du poulpe
façon gefilte fish
en entrée.
Et si le poulpe savait parler
yiddish,
il aurait également lancé
un dernier krekhts
avant son dernier souffle.
Ou la joue de porc mitonnée
façon pekelfleish.
Il y a aussi ce fameux krekhts
silencieux
de la mère juive
qui, dans une tentative
de ne pas culpabiliser
son fils unique,
tout en l’encourageant
à terminer la soupe
de poule qu’elle lui a
amoureusement mitonnée.
Le krekhts,
cet Alpha et Oméga
du peuple juif,
que certains décrivent
comme un vulgaire soupir.
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