Clap clap

Le spectacle était

dans la salle

du Grand Palais du Peuple,

quand le Grand Timonier

faisait son entrée.

Ce qui m’a toujours frappé,

c’était que tout le monde applaudissait

de concert avec

le dictateur,

qui, clairement,

imprimait la cadence.

Je n’ose même pas imaginer

ce qui arrivait

quand un convive

ne faisait que songer

à ne pas suivre.

Couic.

À Venise, à présent,

que les stripteaseuses

se sont rhabillées,

comme dans la chanson

de Dutronc,

me revient l’image

de ce happening.

Car, bien sûr,

le spectacle était presque plus

dans la salle

que sur scène.

Vingt-cinq minutes,

ma foi,

c’est une sacrée

performance.

On se regarde,

on suit le mouvement,

mais surtout,

on jouit en groupe.

Je me suis demandé

qui avait osé

être le premier

à s’arrêter.

Enfin, c’est ainsi

que les traîtres à la cause

finissent par

se faire remarquer.

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