C’est ainsi que ma vieille tante,
du haut de ses 95 ans,
décrit la situation
lorsque je lui téléphone
après des attaques
de missiles expédiés d’Iran
avec les compliments
de leur « Lider Massimo ».
Mine de rien,
elle dispose de 90 secondes
pour « courir »
vers un abri
inexistant
au neuvième étage
de son EHPAD.
Elle se retrouve alors
dans un ascenseur
qui, de toute façon,
ne peut même pas
la conduire
jusqu’aux abris.
Et elle appelle ça
un balagan.
Mot bien tendre,
passé du yiddish
à l’hébreu moderne,
pour désigner
un petit et gentil
chaos.
Mot utilisé
le plus souvent
avec un brin de tendresse.
En réalité, le mot balagan
trouve son origine
dans un mot persan :
bâlâxâne.
Quand ma tante parle de
balagan,
c’est donc en parfaite
connaissance de cause.
Elle ne fait que commenter
l’actualité
dans la langue même du…
missile iranien.
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